Les magistrats de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF), ont été installés dans leurs fonctions, vendredi 21 janvier 2022. Ils ont été nommés par décret le 29 décembre dernier.  La cérémonie d’installation a été présidée par le premier ministre, Mohamed Béavogui.

M. Noël Kolomou, président de la CRIEF, a rappelé dans son intervention que, « la mise en place de la CRIEF sera l’occasion d’apporter une thérapie efficace à cette gangrène qui n’a que trop handicapé le développement socioéconomique de notre cher pays, la Guinée. Je voudrais affirmer ici, devant tous, que mon équipe et moi travaillerons avec détermination, courage et opiniâtreté, mais dans la légalité contre la délinquance économique et financière ».

Aux membres de la CRIEF, M. Kolomou a dit : « je vous ouvre mon cœur et vous invite à former avec moi une équipe soudée, prête à aller au front, pour un combat patriotique et sans merci contre les fossoyeurs de notre économie nationale. Je vous invite également au courage, celui nécessaire contre les tentatives d’intimidation voire de menaces de tous genres. Par moment, le prix à payer sera élevé, mais nous ne devrions jamais oublier le privilège que constitue aujourd’hui la possibilité pour chacun de nous, d’écrire une nouvelle page de l’histoire judiciaire de la Guinée. »

Ensuite, il prévient : « la tâche s’annonce longue et exigera de chacun de nous de la persévérance, une loyauté sans faille à notre sacerdoce de magistrats, mais surtout une volonté ferme à résister à toutes les tentatives malsaines de la compromission, qui ne manqueront surement pas. »

Pour sa part, le Procureur spécial de la CRIEF, M. Aly Touré, s’est solennellement engagé : « à user de toute ma force, de toute mon intelligence et de toute mon énergie pour l’accomplissement de cette noble et exaltante mission que nous entendons mener sans état d’âme. Puisse Dieu m’en donner la santé nécessaire. »

Pour tout dire, Aly Touré, a précisé : « cette Cour ne sera nullement une tribune de règlements de comptes politiques. Il sera toutefois, et c’est sa vocation première, un juste, impartial et puissant moyen de moralisation de la gestion des finances publiques. On se souviendra, que dans un passé encore récent, des voix autorisées en des occasions parfois solennelles, ont indiqué en termes chiffrés les conséquences catastrophiques du fléau de la corruption sur le niveau de vie de notre population. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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