À travers une conférence organisée dans la salle El Hadj Mohamed Koula Diallo de la Maison de la presse, ce mardi 16 février, les travailleurs de Novotel ont une nouvelle fois, tiré la sonnette d’alarme concernant leur situation.

Au nombre de 154, ces employés du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI) réclament aujourd’hui 4 mois de règlement auprès de la “SNA Africa SAS”, société ayant décroché le contrat de rénovation dudit hôtel sur une durée de 2 ans.

Prenant la parole, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de Novotel est revenu sur la genèse de cette situation qui, selon lui, est partie d’un congé Covid-19 accordé aux employés en mars 2020, qui s’est ensuite transformé en chômage technique sans aucune consultation, avant de leur faire parvenir enfin un papier de licenciement.

A en croire Ibrahim Toukoura, un terrain d’entente
a été trouvé entre les deux parties (Syndicat des travailleurs et la SNA) grâce à l’actuelle ministre en charge de l’hôtellerie. « Mais malheureusement, regrette-t-il, quand vous signez des accords, derrière ce n’est respecté ».

« On nous fait croire au mois de novembre, que le contrat de rénovation avec la SNA qui n’est pas encore achevé, cette même société (SNA) a renégocié un autre contrat avec une société émiratie… », a déclaré le camarade Toukara.

Et de poursuivre : « depuis que cette situation a commencé, six de nos collègues sont décédés, d’autres sont alités et ne peuvent même plus marcher… Maintenant qu’on a démarché et personne ne veut voler à notre secours, et vu que nous ne sommes toujours pas entrés en possession de nos dus, nous avons décidé de rester devant l’hôtel. Cette fois, il ne s’agit d’aller et faire quelques heures pour quitter. Nous comptons y aller pour y rester jusqu’à ce que nous soyons entendus et rétablis dans notre droit. L’hôtel et le ministère peut-être que c’est seulement 200 mètres qui les séparent. Cette fois, on y restera, si nos provisions finissent, on trouvera des moyens de subsistance mais nous ne comptons pas quitter jusqu’à ce qu’on nous règle. »

« Nous on croyait qu’on était avec la SNA. Et aujourd’hui, la SNA nous dit que c’est une autre société dont on a vu aucun cadre…. mais nous en face, on a négocié jusqu’à ce qu’on a déposé le document au ministère, c’était avec la société SNA. Donc c’est la SNA qui doit nous régler 4 mois », a-t-il ajouté.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com