Au sortir du procès du 2ème vice maire de la commune de Matam, Aliou Cheikna Badra Koné et ses Co-prévenus, qui s’est déroulé ce lundi 21 octobre au tribunal de première instance de Mafanco à Conakry, l’un de ses conseils, Me Antoine Pépé Lamah a confié ses sentiments qui sont de véritables réquisitoires contre l’accusateur.

Il rappelle que ‘‘nous sortons de ce procès avec le sentiment d’avoir démonté l’accusation portée à l’encontre de M. Badra Koné et de ses deux Co-prévenus. Vous avez entendu tout au long des débats, le ministère public a été dans l’incapacité absolue d’apporter un seul élément qui peut soutenir les faits qu’il a apportés à l’encontre de M. Badra et ses deux co-accusés. Dans son réquisitoire, il s’est contenté de requérir une peine lourde, sans pour autant soutenir cela par une démonstration juridique basée sur un élément factuel. Nous appelons cela de la fantaisie, de l’arbitraire et nous estimons que de telles démarches ne doivent pas être avalisées par le tribunal. Nous avons confiance en nos arguments, nous espérons que le tribunal va tirer les bonnes leçons en jugeant que les innocents ne doivent pas se retrouver en prison en jugeant que les personnes placées sous mandat de dépôt de façon irrégulière par le ministère public sont des prisonniers d’opinion, et que leur place ce n’est pas la prison. La place des membres du FNDC n’est pas la prison. Les membres du FNDC que moi je considère comme étant des patriotes doivent être célébrés en héros et non en zéro’’.

Avant de soutenir par ailleurs que c’est un ‘‘règlement de compte, je peux l’appeler ainsi, parce que le réquisitoire que j’ai entendu ici est tout sauf juridique. Moi j’ai vu un réquisitoire téléguidé, un réquisitoire dont les thèmes ont été dictés. Ce n’est pas un réquisitoire basé sur les faits, ce n’est pas un réquisitoire tiré d’un raisonnement juridique, je considère cela comme un réquisitoire boiteux qui ne doit emporter la conviction du tribunal. On ne doit pas utiliser la justice pour des fins politiques ; la justice doit s’assumer, elle doit rester droite dans ses bottes ; la justice ne doit pas s’écarter de ses vertus. Vous trouverez sérieux qu’un ministère public qui a pris la responsabilité d’orienter un dossier en flagrant délit ne soit pas en mesure de réunir les éléments de preuve avant l’audience ? Lorsque vous décidez d’orienter un dossier en flagrant délit, en information ou quelques formes que ce soit, vous devez vous baser sur les éléments. C’est la preuve que le dossier a été orienté avant les éléments. Donc nous nous ne comprenons pas que le ministère public vienne à l’audience avec des nouveaux éléments qui ne sont pas présentés dans les bonnes formes. Et c’est pour ça nous nous sommes opposés à cette pagaille, à ce désordre et nous verrons la suite’’.

A rappeler que comme les autres procès concernant les membres du FNDC, le verdict est prévu pour ce mardi.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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