Mamou- Le procès de Mamadou Saliou Diallo, chauffeur poursuivi dans l’affaire de l’accident de la circulation ayant fait 16 morts à Diarabaka, dans la préfecture de Mamou, s’est ouvert ce mardi 7 juillet 2026 devant le tribunal de première instance de Mamou.
Le prévenu comparaît pour des faits d’homicide involontaire et de destruction de biens privés par accident de la circulation. Dès les premières heures de la matinée, le tribunal a été pris d’assaut par des autorités locales, des représentants des syndicats de transporteurs, des chauffeurs, des proches des victimes ainsi que de nombreux citoyens venus suivre cette audience très attendue.
À la barre, Mamadou Saliou Diallo a reconnu les faits qui lui sont reprochés, tout en précisant qu’il s’agissait d’un acte involontaire. Revenant sur les circonstances du drame, il a admis qu’il roulait à vive allure au moment de l’accident. En revanche, il a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait pris la fuite après le drame.
Interrogé sur son état au moment des faits, le chauffeur a également affirmé qu’il n’était pas sous l’influence de stupéfiants.
Après les réquisitions du ministère public, la partie civile a été entendue par le tribunal. L’un des proches des victimes, qui a perdu son épouse et ses quatre enfants dans cet accident, était représenté à l’audience par son jeune frère, Oumar Rafiou Baldé.
À la barre, ce dernier a exprimé la douleur et la consternation de la famille avant de réclamer une indemnisation de trois milliards de francs guinéens au titre des préjudices subis.
Au cours des débats, le tribunal a également ordonné la comparution de la compagnie d’assurance du véhicule impliqué dans l’accident afin d’éclaircir certains aspects du dossier.
À l’issue de cette première audience, le tribunal de première instance de Mamou a décidé de renvoyer l’affaire au 28 juillet 2026 pour la suite des débats.
Mamadou Alpha Keïta pour guinee7.com
