Le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) a tenu sa séance plénière, samedi 26 novembre 2022, dans un réceptif hôtelier de la place. A cette occasion, un panel sur la « Gestion des risques » a été animé par des experts en assurance.

Dans son discours d’ouverture, Sékou Mohamed Savané, vice-président du CJD, a expliqué : « l’idée d’organiser cette activité s’inscrit dans le cadre de notre chronogramme annuel. Nous sommes un groupe d’entrepreneurs qui évolue au sein d’une association qui s’appelle Centre des Jeunes Dirigeants (CJD). Alors au sein de cette organisation nous formons les cadres au métier de dirigeant. Donc, nous avons un chronogramme annuel que nous déroulons, échanger avec certains collaborateurs par rapport à un certain nombre de sujets donné pour pouvoir performer, rehausser un peu le niveau des membres. »

Selon lui, le CJD compte actuellement 32 membres qui ont créé environ 3900 emplois et qui contribuent au développement économique de la Guinée. « Cette statistique offre au Centre des jeunes dirigeants une position de leader et dominant de toute les organisations employeurs de notre jeune nation. Nous animons une série d’activités à savoir les plénières au cours des différents mandats, les formations pour permettre à nos membres de se performer et de se conformer au standard international. C’est pourquoi pour joindre l’utile à l’agréable, la question de la gestion des risques nous interpelle tous en tant que dirigeants car elle est une approche claire, structurée, pour évaluer tous les risques de l’entreprise », a précisé Sékou Mohamed Savané.

Ibrahima Ba, directeur commercial et marketing UGAR- Activa et Activa vie, l’un des panelistes, a dit qu’il était nécessaire « de donner la bonne information aux jeunes dirigeants d’entreprises pour qu’ils puissent évaluer les risques qu’ils encourent en tant qu’entrepreneurs, qu’ils puissent les identifier d’abord, les évaluer et ensuite les faire prendre en charge en partie par les assureurs. Donc, nous étant assureurs, je pense, c’était à nous autres d’amener la bonne information et la bonne communication à ces jeunes qui veulent être des bons entrepreneurs ».

Ibrahima Ba, a tout de même prévenu : « l’assurance règle en partie la problématique de la gestion des risques. Ces entreprises transfèrent vers nos compagnies et nous, on fait la mutualisation pour pouvoir prendre en charge ces risques-là. Donc s’assurer, c’est transférer le risque que vous avez par rapport à une situation donnée à un assureur qui a une capacité financière pour pouvoir faire face au sinistre quand il se produit. »

En Guinée, la notion d’assurance est loin d’occuper les esprits. Selon Youssouf Keïta, directeur général adjoint NSIA assurances, « aujourd’hui, le taux de pénétration des assurances en Guinée est autour de 0,35%. C’est-à-dire moins d’un pourcent (-1%). Ça veut dire que nous avons plus de 90% de la population qui ne consomme pas les produits d’assurance », a-t-il annoncé.

Et à lui de remercier « le CJD pour l’organisation de ce panel autour de la gestion des risques parce que toutes les entreprises qui évoluent dans les différents secteurs d’activités sont exposés à des risques opérationnels. Donc, le thème de ce jour a permis de voir comment on peut maîtriser ces risques et les transférer à une compagnie d’assurance. Je pense qu’au sortir de ce panel, les échanges que nous avons eu ont permis de montrer aux différents chefs d’entreprises l’importance d’avoir leur couverture d’assurance pour la pérennité de leurs activités ».

Il reste à savoir dans quelle perspective les entreprises membres du CJD feront des compagnies d’assurance un réel levier de gestion efficace des risques.

Bhoye Barry pour guinee7.com