C’est dans les locaux du ministère de la Fonction publique, que se sont poursuivies ce vendredi 28 septembre, les négociations entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG), autour des huit millions de salaire de base exigés par le syndicat.

Au menu du jour, les préalables aux négociations qui sont au nombre de huit dont la poursuite des ceux qui ont vandalisé le siège du SLECG…

Au sortir de ces négociations, pour la partie syndicale, Oumar Tounkara confie que : « la rencontre de ce matin 28 septembre 2018, a été une rencontre inédite, laborieuse et prometteuse. Au titre des préalables, nous les avons observés un à un, ils ont été évacués un à un. Nous attendons dans les jours prochains les actes qui sanctionnent la satisfaction de ces préalables. »

Et de poursuivre : « les préalables soumis à l’analyse du gouvernement, discussion entre les deux camps, les préalables sont entre autres, la non-ingérence de l’administration dans les affaires syndicales, le paiement des 40% aux enseignants admis à faire valoir leur droit de retraite en décembre 2017, l’engagement de 10 homologues de Kindia, le reclassement et la prise en charge financière des enseignants qui ont fait le concours d’intégration à la hiérarchie A, le deuxième certificat, la poursuite de ceux qui ont vandalisé le siège du SLECG pour qu’ils soient poursuivis, jugés et condamnés à la dimension de leur forfaiture, la bancarisation, le virement du salaire des nouveaux fonctionnaires. Ces préalables sont en voie d’être satisfaits, mais comme la parole s’envole l’écrit demeure et on dit même si tu traites avec ton frère de lait il faut toujours un témoin, le papier demeure le témoin. je crois que la semaine prochaine, nous aurons les actes qui sanctionnent ces préalables. »

En ce qui est la menace de grève,  il réitère que : « nous avons lancé un avis de grève, si le couloir de négociation dont on parle, si les 8 millions ne sont pas obtenus, aucune proposition ne nous est faite dans ce sens, d’ici le 03 octobre, c’est-à-dire d’ici le 02 octobre 2018 à minuit la grève sera engagée. »

Conseiller politique chargé du dialogue social et du renforcement de l’Etat de droit à la Primature, Mounir Camara, parlant au nom du gouvernement a fait part de la situation en disant que : « Nous sortons d’une séance de dialogue avec nos partenaires syndicalistes du SLECG autour de certains points considérés comme préalables  à la suite du dialogue que nous avons engagés (…) Nous pouvons dire que les lignes ont bougé ; parce que nous nous sommes écoutés et nous avons échangé sur les grands problèmes qui nous interpellent, qui ont fait l’objet de l’ordre du jour du dialogue. Il y avait des préalables au nombre de huit qui ont été purgés de façon responsable de part et d’autres. La question relative à l’ouverture d’un couloir de négociations d’un salaire de base de huit millions de francs guinéens proposés par le SLECG, le gouvernement prend acte de la volonté d’ouverture d’un couloir de négociations sur le sujet. »

« Mais nous nous abstenons de donner une position définitive sur le sujet puisse qu’il s’agit d’ouvrir un couloir de négociations et ce sont ces négociations qui vont déterminer les solutions de part et d’autres. Pour l’augmentation de salaire, comme partout dans le monde, il y a des critères. Le budget est annuel, on ne peut prévoir de dépenses sans prévision de recettes. L’espoir est permis, nous sommes tous des Guinéens qui vivent les réalités de ce pays. Nous ne contestons pas la bonne foi de nos partenaires », dit-il.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici